Venez créer votre propre histoire ou en continuer une existante aux côtés des personnages phares de la série RWBY !


    Three grounded kids

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    Rhys Du Creu

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    Three grounded kids

    Message par Rhys Du Creu le Ven 5 Jan - 12:49

    Pour moi, la journée commencait comme tant d’autres. Un réveil qui frappe comme une masse après un sommeil trop lourd pour être reposant, une envie de rester couché, de ne rien faire et de tout jeter au vent, et ensuite, toujours une inspiration, quelque chose qui me pousse à me lever sans pour autant en avoir envie, quelque chose qui me dit “Aujourd’hui, c’est la bonne, fais ce que tu veux”. Au final, ça ne se passe jamais vraiment comme ça, mais il doit rester une lueur d’espoir quelque part, et pour être honnête, ce n’est pas comme si je voulais vraiment tout jeter au vent. J’aime trop apprendre pour ça, et mon métier est parfait pour ce genre de volontés.

    En fait, au vu des bruits qui frappaient à la porte, elle ne commencait peut être pas comme tant d’autres. Revêtant rapidement quelque chose de décent, j’ouvrais la porte, pour tomber nez à nez, ou plutôt nez à nombril, avec une jeune femme d’environ vingt-cinq ans, grande blonde qui toussa un instant avant de me remettre un papier, que je parcourus consciencieusement, découvrant avec regret les mots “Convocation” et “Directeur général” dans la même phrase. Relevant la tête vers la jeune femme, je constatais que celle-ci s’en allait déjà, sans m’avoir adressé ne serait-ce qu’un mot mais formant un magnifique mouvement de balancier des hanches. Peu polie, très certainement, mais pour le moins splendide. Je soupirais, me demandant ce qui me valait une rencontre avec le directeur alors que je n’avais pas encore échoué à quoi que ce soit. Un problème avec les voisins de chambre? J’en doutais, ne les ayant même pas encore rencontrés. J’étais présent la veille à la cérémonie d’ouverture, bien qu’absent de la scène, je n’avais causé aucun problème de dust, pas révélé de Grimm dans l’académie, pas provoqué d’ennui auprès des autres chercheurs… Non, pour le moment la raison m’échappait, mais il ne s’agissait pas du genre de chose que l’on pouvait ignorer à la légère.

    Je me préparais donc rapidement avant de me diriger vers les bureaux en m’interrogeant sur les raisons de cette entrevue, avant d’être finalement introduit dans le bureau de l’homme à la tête de Haven Academy, qui m’expliqua sobrement que bien que m’ayant embauché à la demande de son vis-à-vis de Shade, je n’en restais pas moins un inconnu à Mistral, et qu’il ne ferait donc pas d’entorse à son propre règlement pour moi. Cela me paraissait jusque là logique, pourquoi donc se sentait il le besoin de le préciser? Il amena donc le point suivant, à savoir que j’avais été tiré au sort pour surveiller la première retenue de l’année. Des élèves en retenue, déjà? Deux élèves en fait, Hayuki Blancrin et Rabbit Cloverfield, qui avait décidés de ne pas se présenter à la cérémonie d’ouverture, s’offrant par la même quatre heures de retenue.

    L’autre nouvelle était qu’ils étaient déjà convoqués et vraisemblablement en train de m’attendre puisqu’en me préparant, j’étais arrivé en retard par rapport à ce qui était prévu par le directeur, et donc nous nous retrouvions avec une salle vide où deux élèves attendaient un professeur censé les surveiller. Le directeur me congédia alors, m’empressant de rejoindre la salle de classe en question, et je me retirai, laissant rapidement derrière moi le bureau et son occupant. En retard de toute manière, je pris mon temps pour repasser par le dortoir afin de récupérer l’inséparable peluche de lagomorphe qui m’accompagnait partout, la traînant derrière moi alors que je me dirigeais vers la salle où l’on m’avait indiqué que serait les deux élèves.


    A en croire le soleil, j’étais en retard de près de quarante-cinq minutes, et je n’avais toujours pas trouver quoi leur infliger comme retenue. Les faire poireauter encore trois heures sans rien faire serait inutile et difficile d’être considéré comme un bon professeur ainsi, que ce soit par les élèves ou par les autres enseignants. Soupirant un instant, je poussais la porte, entrant ainsi dans une salle où deux élèves se trouvaient. M’avancant vers le bureau tout en tirant la peluche au visage mutilée de scalpels et bistouris, les instruments de travail qu’il m’aurait paru inconcevable de ne pas avoir avec moi. D’une légère impulsion, je sautais sur le bureau de manière à y atterrir assis, seul moyen d’être vu par les deux étudiants malheureusement, la peluche de lapin à mes côtés et m’adressais à eux avec un sourire que j’espérais engageant.

    Enchanté, je suis Rhys Du Creu, nouvel enseignant ici à Haven Academy. Je suis également celui qui est chargé de votre retenue. Des questions?

    Il fallait l’avouer, j’espérais avoir fait une bonne impression. J’avais vu et entendu des choses assez tristes que certains étudiants étaient capables de faire aux enseignants qui ne leur revenaient pas, depuis la simple absence au cours jusqu’au boycott sévère, et même si les deux jeunes gens devant moi ne paraissait pas vraiment de ce type, on ne peut juger quelqu’un sur son faciès. Après tout les apparences sont souvent trompeuses, j’en étais la preuve, pas vrai?
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    Rabbit Cloverfield

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rabbit Cloverfield le Ven 5 Jan - 14:09

    On avait fini par me localiser, ou plutôt trouver les coordonnées de mon scroll. J’avais reçu un message m’indiquant de me rendre dans une pièce pour une retenue de quatre heure. Je regardais l’heure, de toute manière rien d’autre à faire, j’apprécierais juste de faire ce que je veux pendant ces heures.

    Je regardais le colimaçon ou je m’étais réfugiée, la chute serait agréable. Je me penchais par dessus la balustrade et me laissais choir tout en bas, usant du Ragdoll Habit au dernier moment pour couper l’élan provoqué par la descente vertigineuse des quelques quinzes mètres de mon point d’origine.

    Mon scroll m’indiquait la voie à suivre et j’arrivais assez rapidement à la pièce ou m’attendais un surveillant qui me dit d’entrer après avoir vu mon emblème accroché à mon oreille. Je regardais les tables, rien d’étrange, une pièce tout à fait correspondante aux descriptions qu’on m’avait fait de ces salles. Le vide d'intérêt complet, l’absence d’attraction.

    Je m’asseyais à une place loin des fenetres, prenait une pose neutre en placant des écouteurs dans mes oreilles et activais le Ragdoll Habit. J’étais en retenue, je devais rester calme pendant quatres heures, l’attente serait moins longue. J’étais arrivée la première, mais Hayuki arriva lui aussi peu après, je me doutais qu’il s’était attiré des ennuis lui aussi parce qu’il était avec moi quand le discours avait commencé. Je n’avais pas réagis à son entrée, tout comme celle d’un jeune garçon qui pris place sur le bureau, jusqu’à que je lise sur les lèvres qu’il s’agissait du professeur qui nous surveillerait. Ma semblance s’était désactivée sur le coup avant de se relancer, j'avais eu un spasme, comme si j’avais le hoquet de surprise.

    Au final cela ne changeait rien, il était professeur, c’est qu’il était suffisamment doué pour être lui même chasseur. J’étais moi même très douée pour certaines choses, j’imagine que ce n’est pas une chose rare. Dur de voir dans quel domaine il excellait rien qu’avec ce pauvre exemple, sans doute le révélerait-il tôt, peut être que je ne le verrais jamais. Au fond de moi j’étais curieuse, au fond de moi je m’en moquais, et ces deux impressions se chamaillaient sans vraiment trouver un terrain d’entente.

    Je restais amorphe, comme la poupée qu’il trainait avec lui, en plus jolie, en moins mutilée. Je me demandais quel était l'intérêt de se servir d’une poupée pour y planter des lames chirurgicales. Pour des aiguilles de couture pourquoi pas, après tout ca peut être sa fonction première, mais dans ce cas les agents pathogènes pourraient contaminer ses patients. Ou cela voulait-il dire qu’il utilisait cet équipement pour le combat? La peluche était-elle lestée ou allégée? Y’avait-il un système interne? Vu la taille, on aurait pus cacher le dispositif d’armement de quatres gatling jumelées. Cela porterait le poid de l’arme à plus de quatres vingts kilos sans munitions. Pour une puissance de feu de seizes milles cartouches à la minutes soit deux cent soixantes six cartouches six cent soixante six millièmes en une seule seconde. Je n’avais pas perçu l’odeur de la poudre d’ici lors de mon retour du Ragdoll, mais le conditionnement pourrait tout aussi bien cacher cette fragrance très particulière.

    Les questions que j’avais en tête ne franchirent pas mes lèvres tout comme mes observations dérivantes, laissant le silence tel qu’il était après ses mots.

    Enfin silence était relatif, mes écouteurs distribuaient toujours des ondes sonores qu’ils ne percevraient pas.
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    Agnel Blancrin

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    Re: Three grounded kids

    Message par Agnel Blancrin le Ven 5 Jan - 17:36

    "didum~"
    Agnel se figea, ce bruit venait de ses poches, de son scroll même. Ce qui n'étais pas sensé être possible puisque personne n'avait son contact et qu'il n'avait bien évidemment pas cherché à le donner.
    Puis il se rappela, en voyant le sceau de l'académie sur l'entête du message, qu'il avait séché, involontairement -enfin inconsciemment en tout cas- .
    Une vague d'angoisse, sensation aussi familière qu'intensément horrible, tord les entrailles du mouton quand il pense aux conséquences ridiculement exagérée qu'il pourrait endurer.

    "4 heures de colles."
    . . .  
    Un peu décevant. Le petit bélier senti la tension redecendre un peu, mais se mis à penser, alors que ses pieds le dirigeait par habitude vers sa prochaine destination.
    "Je pourrais expliquer que je me suis évanoui dans la serre, ils me retireraient la sanction... Non ! Miss Cloverfield aurait des ennuis à cause de moi ! surtout que je n'ai pas fini de nettoyer la serre... Et .. et puis ce n'est pas comme si une retenue allait entacher mon dossier... ça m'évitera de devoir rester dans la salle de bal avec les autres...

    Épuisé, le faune chancelle jusqu'à l'infirmerie par habitude. L'infirmière, sans surprise comme en voyant un chat qui rentre le soir, note son nom sans lui demander et laisse l'agneau s'allonger dans un des lits, le bordant avec douceur et un sourire.
    Margaret Roswell prend le pouls et la tension de l'ovin et pousse un soupire en reportant ses observations d'anémie sévère sur le dossier médical de l'étudiant.

    Une voix calme et basse mais féminine appelle depuis la pièce d'à côté : "Maggie ? Est-ce que c'est le petit encore ?"
    -"Hmhm, j'ai l'impression qu'il s'est battu Miss Frostwood."
    "Uuugh... Ce gamin j'vous jure, je vais finir par lui imposer une thérapie forcée : c'est pas possible d'être incapable de demander de l'aide à ce point je vous jure..."
    -"Je suis pas sur qu'une psychologue scolaire ai le droit de faire ça... sauf si vous demandez l'accord du directeur..?"

    "Raaaah non, pas ce vieux schnok ! il est tellement sucré que je peux pas lui faire donner des punitions aux élèves qui en méritent !"
    -"Hum... Je pense pas que ça soit vraiment votre rôle non plus... mais qui sait, vous aurez peut-être de la chance, il fera peut-être une bêtise qui l'enverra dans votre bureau !"
    "Tchh, ouais, pas sûr que ça soit de la chance, avec ce petit idiot c'est tout ou rien : soit il s'excuse d'avoir chassé une mouche soit il envoie des élèves dans les limbes..."
    -"Oooh, le pauvre ! ne dites pas ça, je suis sûr qu'il ne fait pas exprès !"
    "Ah bah ça j'espère bien ! mais par contre je peux te dire ce qu'il ne fait pas d'autre : de son mieux pour aller mieux ! Et cessez donc lui tenir la main Maggie, vous êtes trop affectueuse.."
    -" . . . " L'infirmière ne répondit que par un sourire moqueur et amusé à l'évidente jalousie de sa collègue, avant que celle ci ne s'en aille fumer dehors.


    Le lendemain, Agnel se réveilla dans la familière odeur de linge propre de l'infirmerie et sourit malgré lui. Se dépêchant de se rhabiller pour sortir et aller se changer dans les vestiaires, il salua et s'excusa d'un même geste à Miss Roswell, et s'empressa de sortir avant d'être interpellé par l'autre dame.

    Une fois changé dans sa tenue de ville plus relâchée et ... définitivement pas choisi par lui -les pantalons moulant étaient une chose, le tee-shirt long en lin rose pastel à dentelure brodées et la paire de boucles bleues accrochées à ces oreilles en était une autre..- , un cadeau de feu sa première équipe pour l'anniversaire improvisé qu'ils lui avait fait en apprenant qu'il n'était pas sûr du sien.
    Mais il s'agissait là non seulement des seules vêtements "décents" -à comprendre ici "les seuls qui ne montre pas trop de peau et qui peuvent, sous certains angles, ne pas paraître trop définitivement féminin- , le reste de ces affaires étant plus les caprices de feu son habilleuses d'il y a un an, laquelle, avec l'aval hilare de son frère, avait décidé d'habiller l'agneau comme une petite poupée à cause de ses courbes androgynes.
    Voir ces affaires faisait mal au faunus mais il pensait encore devoir culpabiliser pour son erreur passée, et pour cela garder les souvenirs pleins de douleurs chaleureusement nostalgiques près de lui. Mais il était quand même frustré de devoir porter ça dans l'académie, il y avait déjà assez de rumeurs à son compte pour ajouter la perversion..!

    C'est donc un agneau grommelant qui rentre dans la salle de retenue en retard à cause d'un détour par les toilettes pour essayer d'arranger en vain sa crinière blanche moutonnante -et essayer de cacher ses cornes d'or, tout aussi vainement d'ailleurs- .
    Avec tristesse et angoisse il repéra la demoiselle de la veille, qui visiblement avait été punie elle aussi. Au moins je peux lui rendre sa rose.." pensa-t-il en prenant une place à l'exact opposée d'elle, collé à la fenêtre au devant de la salle, mais pas avant d'avoir posé le micro-fleur et un petit mot en papier avec sur une table à mi-chemin, incapable de la donner en main propre, évidement.
    Agnel était assis au bord de la chaise, les jambes croisées, et respirait à peine, se faisant tout petit comme pour n'occuper que le minimum d'espace et prendre le moins d'air possible, frissonnant en sentant le regard de la lapine passer dans son dos.

    Puis le proffesseur entra. Surpris plus par son attitude joviale et énergique si tôt dans la journée plutôt que par sa taille, Agnel l'écouta attentivement, se cacahnt autant que possible derrière ses mèches, perturbé par la vue de la peluche massacrée.


    Dernière édition par Agnel Blancrin le Dim 7 Jan - 13:54, édité 1 fois
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    Rhys Du Creu

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rhys Du Creu le Ven 5 Jan - 19:00

    C’est un bide, total et complet. Il n’y a bien que deux étudiants, Rabbit Cloverfield et Hayuki Blancrin, aux signes suffisamment distinctifs pour que je n’ai pas besoin de vérifier leurs dossiers pour confirmer mes suspicions mais…. Ils ont l’air amorphes, comme pétrifiés par la nouvelle. J’ai l’habitude de ce genre de réactions, après tout, apprendre que je suis enseignant fait toujours un léger choc, mais peut être pas à ce point quand même. Est ce qu’il y aurait un problème avec mon apparence, une tâche, une balafre, quoi que ce soit qui puisse faire mauvais genre ou leur faire croire que je me moque d’eux? Je vérifiais rapidement mes sens, qui ne m’indiquèrent rien d’alarmant quant à une potentielle blessure, et rien non plus quant à un appui sur mon épiderme provoqué par une quelconque apparition. Me tournant légèrement, je vérifiais alors si quelqu’un était entré à ma suite sans que je le remarque, mais non, j’étais bel et bien seul, la déduction logique étant donc que je suis bien la cause de leur état… médusé.

    Les observant de plus près, je pus constater que malgré leur mutisme, ils n’en étaient pas moins vivants, l’ovin tentant visiblement de se dissimuler à mon regard, comme perturbé par quelque chose, et la lagomorphe au regard fixe restant… fixe en fait. Je doute qu’il s’agisse d’un problème de musculature, peut être une forme de relaxation méditative plaçant les muscles dans un état de détente totale? C’est un état intéressant, il faudra noter cela sur un carnet pour y réfléchir, voir s’il s’agit d’une tradition familiale, d’un état de grâce ou simplement d’une quelconque transe potentiellement utilisable par tout un chacun. Sortant mon Scroll de ma poche, je l’ouvrais avant de rapidement trouver ce que je cherchais, leur dossier.Cloverfield, affiliée à Clover Armements, autant dire que son état n’était vraisemblablement pas un secret de famille mais quelque chose qu’elle avait soit appris, soit développé. Blancrin, un seconde année ramené en premier année suite à un… dossier sacrément chargé. Orphelin, manque d’affirmation de sa personne, seul survivant actif de sa première et de sa deuxième équipe mais plutôt des scores décents en cours. Un beau palmarès, dont les points noirs se rattraperont avec le temps. L’avantage indéniable de la jeunesse.

    Une chose me revint alors à l’esprit, comme un moustique tapant sa tête dans un carreau qu’il finit finalement par briser miraculeusement. Lagomorphe. Un manque de tact évident qui ne m’avait même pas choqué jusque là tellement il était énorme. Je m’empressait d’attraper la peluche par le dos et de la placer sur le siège qui m’est normalement destiné, de manière à la cacher au regard de miss Cloverfield. Une erreur splendide, qui pourrait bien m’avoir coûté une élève, mais que pouvais-je bien y faire désormais? Pas grand chose, des excuses ne serviraient à rien alors je ne peut que faire comme si rien ne s’était passé. Un dernier regard vers mon Scroll afin de déterminer s’il m’avait été laissé un quelconque message vis-à-vis de la retenue, un coup d’oeil sur le bureau, rien. J’étais donc en charge d’une retenue sans préparation, sans savoir quoi leur faire faire et il était hors de question qu’ils gâchent quatre heures de leur journée par ma faute.

    Sans savoir quoi leur faire faire, vraiment? Une idée m’était venue sans que je m’en rende compte, et même si elle prendrait sans doute moins de trois heures, je n’aurais qu’à les libérer à ce moment là, ou bien les garder avec moi jusqu’à la fin de ces trois heures autour d’une tasse de ce qu’ils voudraient. Une petite voix me disait pourtant “Mais tu profites de tes élèves, c’est de l’abus de pouvoir, c’est mal!” tandis qu’une autre rétorquait qu’il ne s’agissait au fond que d’un simple exercice physique qui permettrait de mêler l’utile de leur retenue à l’utile de ne pas entièrement gaspiller ces quatre heures, dans mon sens du moins. Je m’éclaircis la voix avant de reprendre la parole d’un ton légèrement gêné.

    Bon, puisque je n’ai apparemment reçu aucune instruction vis-à-vis de cette retenue, je vais considérer que j’ai le champ libre. Il se trouve justement que le laboratoire qui m’a été attribué se verrait bien plus utile une fois mes dossiers et recherches à l’intérieur, donc, vous l’avez compris, vous allez me suivre et déplacer tout cela avec moi.

    Ça ne devrait guère prendre de temps, donc si c’est fini assez tôt, j’imagine que je pourrais vous laisser partir en avance sans que d’autres soient au courant. Ou vous garder avec moi autour d’une boisson histoire de rester en ordre avec le règlement. Dans tout les cas, ce sera sans doute plus intéressant qu’une bête retenue passée à attendre.


    Sur ces mots, je récupérais la peluche par l’oreille, la faisant tomber au sol et la traînant vers la porte, que j’ouvris en attendant que mes deux étudiants veuillent bien sortir de là.


    Dernière édition par Rhys Du Creu le Ven 5 Jan - 22:44, édité 1 fois
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    Rabbit Cloverfield

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rabbit Cloverfield le Ven 5 Jan - 20:36

    Des travaux pratique, c’est ce que j’avais capté dans les dires du professeur étrange à la peluche maintenant cachée du coin de ma vision.

    Je brisais ma semblance, ne ressentant pas le besoin de retirer mes écouteurs je restait dans ma musique. Je baissais légèrement le volume de la mélodie pour percevoir les signaux sonores extérieurs d’un coup de pouce sur mon scroll. J’accompagnais l’enfant qui m’arrivait à la taille, sûre qu’Hayuki nous suivrait et laissait le professeur procéder jusqu’à l’endroit contenant les effets à déplacer.

    Je pensais à Pae en marchant, me demandant qui la remplacerait maintenant. J’avais fait plusieurs plans la veille dans ma chambre, mais rien n’avait vraiment attiré mon oeil, tout était trop simple, facile. J’avais vraiment envie de trouver un concept compliqué à réaliser, une sorte de défis irréalisable, une arme vraiment démoniaquement subtile et complexe. Je penchais la tête vers la peluche de l’enseignant et dégainais mon scroll. L’étude rapide de l’objet ne révéla rien d’étrange, sa composition externe était totalement normale. J’allais devoir améliorer mon scroll, cela m’ennuyait de ne plus avoir les constatations précises du viseur ergonomique de Pae. Je pensais automatiquement aux différents dispositifs d’affichages, une holo-lentille de type monocle O-2 ferait l’affaire, j’aurais juste à la modifier pour y ajouter mes paramètres personnels.

    Nous nous trouvions quelques secondes plus tard devant un bric à brac. Des fiches trainant par terre, des outils décrochés du tableau et des armoires déverrouillés contenant des substances dangereuses. Etapes simples, évaluer les conteneurs et les objets à transporter. Je levais mon scroll et prenais les mesures rapidement.

    -Professeur, cela vous ennuie-t-il si je déplace ces grandes armoires et ces caisses après que nous ayons organisé toutes vos affaires dedans? Cela ne devrais pas me poser de problème, ma force dépasse cette charge.

    Je parlais bien entendu de force mentale, jamais je ne réussirais un tour de force aussi incroyable sans ma semblance, quoi que mon record avec mon aura seule n’était pas loin. Je tournais la tête vers les papiers sur le bureau et le sol.

    -Je suppose que vos documents sont privés, aussi nous vous laissons vous occuper de cette partie du travail. La charge ne devrait pas excéder cinq cents grammes, mais si elle vous encombre, permettez vous de nous les confier sous scellé, vous devez avoir des enveloppes en nombre suffisant.

    Je regardais Hayuki, sans doute fallait-il qu’il effectue ce travail aussi.

    -Je ne sais si tu es apte à manipuler les substances dans cette armoire alors je vais m’en occuper. J’espère que décrocher les outils du tableau, le tableau et les ranger dans cette caisse ici ne te gênera pas.

    Je lui montrait une cantine en polymère, sans doute suffisamment grande et d’après son ouverture béante, suffisamment vide.

    -Fais bien attention de séparer les outils des accumulateurs de Dust.

    Ils pourraient exploser si l'un d'entre eux se mettait à fonctionner à cause du transport.

    Je regardais l’armoire à composants, de la Dust, mais aussi des substances pour la chimie et la biologie. Des liquides pour la plupart, jusque là mon plus gros défi toujours invaincu. Un liquide, c’est la démonstration parfaite de la théorie du chaos, une chose qui ne fait pas bon ménage avec une semblance qui ne doit pas subir de choc pour être fonctionnelle. J’allais avoir ce mobilier en main tout le long du déplacement pour la soumettre constamment à mon pouvoir. Le constat était simple, je ne pourrais déplacer cette armoir que vide ou si les fioles et autres récipients étaient fermement arrimés au chassis. Le verre de ces objets était aussi composé de plastique, mais restait quand même friable, je devrais m’assurer de poser ce meuble en dernier avec une extrême précaution. Je la porterais de ma main directrice, la droite. La question restante étant qu’est ce qui ferait tenir les bouteilles en place. Un regard autour de moi me fît découvrir les cartons pliés attendant d’êtres utilisés, tout comme les rubans adhésifs, jaunes, épais et larges, parfaits.

    J’attrapais un des cylindres et collais la première bouteille, sans doute que tout le monde travaillais autours de moi, mais j’étais absorbée dans ma tâche, pour éviter une catastrophe.
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    Agnel Blancrin

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    Re: Three grounded kids

    Message par Agnel Blancrin le Sam 6 Jan - 0:06

    *Le petit mouton avait retenu un couinement en voyant la peluche tomber au sol, ses yeux fixés avec frayeurs sur les scalpels, les reflets d'acier ranimant peu à peu ses souvenirs dans le laboratoire clandestin des grimorrists.

    *toujours est-il que l'agneau suivait péniblement le duo dans les couloirs, garant un distance derrière eux, baissant le regard sur ses mains entrelacées par angoisse dès que le professeurs où la Dame regardait par-dessus leurs épaules pour s'assurer qu'il suivait.


    Une fois arrivé dans la pièce, avant même que l'idée soit lancé, les réflexes d'Agnel s'activèrent et il était déjà à quatre pattes au sol en train de ramasser les divers feuilles et cahiers qu'il trouvait, ainsi que divers vêtements aussi prestement pliés que les documents était classés en piles d'après les entêtes.
    Pour les deux autres c'était probablement un peu gênant, voir malsain, d'assister à ce rangement/tri quasi mécanique de la part du jeune ovin au milieu de la poussière, ses sublimes yeux bleus apparaissant comme voilés par une couche de gris.

    S’arrêtant uniquement quand la lapine lui donne des instructions indirectes qu'il écoute religieusement avant de hocher vivement la tête en gardant les yeux fixés au sol. il arrête son tri/ramassage immédiatement pour se redresser et s'occuper du tableau avec prudence.
    Une fois la caisse remplie comme demandé, Agnel repris le ramassage de chaque feuilles aux écritures plus ou moins lisibles, et les range par paquet de thèmes similaire et de dates correspondantes dans des cartons vides,  le tout à une vitesse qui suggère plus que de l'entrainement.


    Dernière édition par Agnel Blancrin le Dim 7 Jan - 13:55, édité 1 fois
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    Rhys Du Creu

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rhys Du Creu le Sam 6 Jan - 13:33

    Heureusement qu’ils m’avaient suivis de leur plein gré, je n’ose pas vraiment imaginer ce que j’aurais fait s’ils avaient refusés de bouger. Les y contraindre? Bonjour la réputation par la suite, d’autant que ce n’était pas vraiment mon genre de contraindre les gens sans y avoir d’intérêt. Les deux avaient passés le trajet enfermés dans leur mutisme, presque en une file indienne emplie d’espace, la faunus lapine derrière moi et le mouton encore plus loin, comme honteux d’être vu avec un enseignant. Enfin enseignant, il ne devait y avoir que peu d’étudiants déjà au courant au vu du nombre de regards qui lui étaient jetés en coin.

    J’avais donc été obligé de les amener à ma chambre, où j’entreposais actuellement tout mes dossiers et produits personnels en attendant de les déplacer. Jusque là, rien de choquant, tout va bien à part que la pièce est dans un état peu recommandable pour une pièce à vivre, le lit ayant même disparu sous les papiers et cartons. A peine entré, le mouton est déjà par terre, faisant le tri et le ménage dans les papiers, plus rangés qu’ils ne l’ont probablement jamais été de ma main, le tout avant même que j’ai eu le temps de leur signaler ce qu’il allait falloir déplacer. Et si j’avoue que profiter de leur retenue pour les faire me donner un coup de main à déplacer tout ça vers mon laboratoire ne me gêne pas, les voir faire mon ménage serait plus qu’honteux.

    Pourtant, avant même que je n’arrête l’ovin, j’étais moi-même interrompu par une question de miss Cloverfield. Sa force? J’ose espérer qu’elle ne parle pas de force physique pure, sinon je devrais également mettre sur ma liste d’étudier les capacités physiques des faunus de type lapins, et je n’ai guère le temps pour ce genre d’expériences actuellement. Même en incluant l’aura en fait, cela reste un poids assez élevé, elle doit avoir une certaine dotation, ou avoir pratiqué depuis longtemps. Je m’égare, le problème actuel est qu’ils sont partis pour absolument tout déplacer, et je tiens à garder certains produits et outils sous la main, donc je vais devoir les arrêter tout de suite avant qu’il ne survienne quelque problème avec les produits et les restes de Dust expérimentales dans les placards.

    Hum, un instant. Agnel, ce n’est pas la peine de tout ramasser, j’ai déjà rangé les papiers les plus importants, ce qui est par terre sont des recherches terminées que j’ai du consulter hier suite à une élaboration de Dust un peu particulière, je rangerais tout ça moi même plus tard. De même Rabbit, vous n’aurez pas besoin de déplacer toutes les armoires, une seule suffira pour tout emmener, le reste reste ici, j’ai besoin de pouvoir travailler à n’importe quel moment, donc d’avoir des produits disponibles où que je sois.

    Donc, on reprends. Cette armoire là reste, celle-ci part. Je vais m’occuper des produits à l’intérieur, histoire qu’on évite un accident, il suffira de mettre les cartons dans le coin là bas dedans, je vais transporter le carton avec tout ce qu’il y a de dangers chimiques. Pour le tableau hum, oui, on va l’emmener, j’en aurais besoin pour les formules.


    Suivant ces paroles, je me mis à ôter certains produits de l’armoire, qui risquerait de réagir dangereusement en cas de choc, ne laissant à l’intérieur que la moitié des bouteilles plastiques et à peine deux ou trois bouteilles de verre, que je retirais également après un instant de réflexion. Même si le liquide contenu dans les flacons était inoffensif par lui même, il n’était pas forcément agréable de voir mes recherches détrempées et tant que je pourrais l’éviter, je le ferais.
    Une seconde. Où est la fiole de Dust pomme? Je vérifiais l’armoire où je pensais l’avoir rangée, rien. Panique interne, cette Dust est trop précieuse pour que je la perde et si les bureaux l'apprennent, je risque beaucoup de choses pas très agréable, les étudiants n’étant vraisemblablement pas encore aptes à toucher à ce genre de Dust. J’imagine que je vais encore passer pour un imbécile, mais il vaut mieux passer pour un imbécile et retrouver cette fiole que l’opposé, surtout vu le prix du composé.

    Un instant. Si en passant vous tombez sur une fiole de Dust vert claire, prévenez moi. Le composé est encore instable, c’est possible qu’il soit au laboratoire, mais comme j’ai travaillé ici hier soir, s’il est ici…. Disons qu’une activation malencontreuse aurait des conséquences qu’aucun de nous ne pourra assumer, peu importe nos actes par le futur. Sans vouloir vous mettre la pression bien sûr.


    Dernière édition par Rhys Du Creu le Dim 7 Jan - 13:36, édité 1 fois
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    Rabbit Cloverfield

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rabbit Cloverfield le Sam 6 Jan - 20:15

    Tant de planifications pour rien, c’est pour ca que j’avais du mal avec les gens. N’aurait-il pas été plus simple de dire tout de suite ce qu’il fallait faire. En allant pas droit au but il nous avait fait réagir hativement.

    J’attendais la fin de son exposé, voyait les cartons qu’il voulait mettre dans l’armoire et activais ma semblance à leurs contact pour les déplacer un par un pour les faire glisser dans l’air lentement. Ils finissaient leurs parcours dans l’armoire, chacun à un emplacement différent, les empilant sans effort. Je montais un carton vide pour le faire glisser vers le professeur, puis regardais le tableau.

    -Le plus simple sera de le poser contre l’armoire et de le fixer pour qu’ils forment un tout que je pourrais soulever.

    Je croisais les bras sous ma poitrine pour regarder autour de moi, cherchant la fiole de Dust. Aucun endroit ne me paru judicieux et je me disais que fouiller les casiers du bureau ne serait pas très correct. Il devrait donc trouver sa fiole tout seul. Ils avaient fini, aussi prenais-je le temps de bien verrouiller l’armoire, la soulevait à l’aide de ma semblance pour la faire basculer en arrière de façon à pouvoir fixer le tableau dessus. L’ensemble était plutôt léger au final après usage de ma semblance et l’effort minimal. Au final, j’avais pu observer que ma semblance était plus tendue, moins facile à focaliser quand il s’agissait d’objets plus grands et quatre à cinq fois la taille de cette armoire massive.

    Je regardais Monsieux Du Creu, lui laissant le choix de la destination maintenant que le bloc était devant moi dans un état vaguement aérien, spatial. Le trajet ne fut pas long, j’étais très attentive pendant celui-ci, pour éviter tout tangage inutile ou perturbation interne. Une fois arrivée, je posais l’armoire, désolidarisais le tableau et le posais dans un coin de la pièce. Le reste, Du Creu pourrait arranger comme il le souhaitait ses effets.

    Je me demandais ce qu’il allait nous faire faire ensuite. Sans doute rien, ou une autre tâche peu importante.

    Je regardais l’enfant, attendant une directive de plus, sans vraiment reconnaître en lui un maître… C’était bizarre, mes anciens maitres me dominaient en taille, en prestance, en force même, mais lui non, j’étais donc son maitre techniquement non? Je ne savais rien de lui, j’imaginais qu’il en savait plus, pourtant sa forme d’expression était bridée, comme si il était passif, fragile. Avait-il le même défaut d’estime qu’Hayuki? Je ne savais pas, mais sa tête m’invitait à faire des expériences sur lui. Ayant soif d’apprendre, je me dis que Monsieur Du Creu était là pour m’enseigner, me donner des informations que je ne possédais pas, par conséquent être étudié faisais partie de ses attributions non?

    Presque tentée par la curiosité, je posais ma main sur sa tête, pour la frotter affectueusement, comme j’aurais fait à un animal.

    -Shhhh, Shhhh, tout va bien, tu a fait du bon travail..


    Je le gratifiais d'un sourire, pour l'encourager à s'exprimer, à ressentir de l'euphorie.
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    Agnel Blancrin

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    Re: Three grounded kids

    Message par Agnel Blancrin le Dim 7 Jan - 14:45

    Agnel se figea en entendant la voix du professeur. Crispé et inquiet il osa à peine lever les saphirs humides qu'étaient ses yeux vers le hunter au corps d'enfant.
    Tremblant un peu, le faunus se contenta d'hocher la tête docilement, baissant de nouveau le regard en murmurant une pitoyable excuse bégayante.

    Affligée par cette erreur fatale, l'agneau aurait voulu pouvoir disparaître aussi s'en alla-t-il ranger les divers flasques vides et renversées sur le bureau couvert de papiers divers qu'il ne pu s’empêcher de classer sans même y penser.

    Alors que Rabbit quittait la pièce avec l'armoire et les tas d'affaires attachés dessus, Agel recula pour faire de la place, glissant sur une fiole au sol cachée par des feuilles de rapports, il se rattrapa maladroitement sur un bord du mur, s'echappant le bras dans la longueur sur un clou tordu hors d'une planche de l'armoire adjacente.
    Ignorant la blessure sur son bras, estimant une bête éraflure sans vraiment chercher à vérifier tant c'était, à son avis, sans importance s'il était blessé ou non.

    L'ovin eu du mal à se forcer d'hausser la voie pour interpeller le professeur avant qu'il ne quitte l'appartement, lui tendant à deux mains comme une offrande une fiole en état usé et au contenu vert vif.
    A l'instant où l'objet avait était pris Agnel pris un pas de recule, cachant ses mains son dos par habitude, laissant le goudron sortant de sa plaie récente goutter discrètement quelques gouttes à peines au sol avant que la coupure soit déjà coagulée et fermée.

    Pendant le trajet jusqu'au laboratoire, le mouton resta encore une fois derrière un peu moins loin cette fois, visiblement inquiet que des élèves les voient ensemble, ayant oublié qu'il s'agissait de la rentrée et que personne ne traînerait dans les couloirs.


    Quand il vit Rabbit infantiliser le professeur, son premier réflexe fut de reculer dans un coin de la pièce, portant une main à ses lèvres alors que ses yeux écarquillés attendaient une massacre en retour.
    Il n'aurait pas voulu se l'avouer, mais au fond de lui un pincement infime de jalousie et de déception lui vint face à cette scène qu'il avait vécu la veille... avant de se faire tirer dessus...
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    Rhys Du Creu

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rhys Du Creu le Dim 7 Jan - 20:57

    Des cartons flottants, elle parlait donc bel et bien non pas de force physique pure mais d’une capacité qui lui était propre, sa Semblance. Des idées me traversait l’esprit, cherchant à identifier l’origine exacte de la force et sa façon de s’appliquer. Une réduction des forces gravitationnelles appliquées sur le corps, une augmentation des forces inverses, une simple capacité de lévitation, une réduction de masse? Il y avait beaucoup trop de possibilités pour déterminer exactement la chose juste en voyant les cartons flotter, ce qui me poussait à soupirer. Encore une fois si je voulais le fin mot de l’histoire, je devrais étudier la personne à qui la capacité était liée ou au moins lui demander de quoi il retournait.

    Alors que Rabbit elle même sortait lentement de la pièce, un air de concentration sur le visage de manière à ne provoquer aucun tremblement dans les produits restés à l’intérieur de l’armoire, je m’apprêtais moi même à me saisir du carton de fioles dangereuses lorsqu’une voix m’interrompit, extrêmement basse et comme hésitante à même s’élever. Rabbit étant déjà sortie, je me tournais vers Agnel, de toute évidence le possesseur de cette voix si faible, et le découvrait là, devant moi, tête baissée et me présentant la fiole de Dust pomme que j’avais égarée. Je m’empressais de la prendre dans mes mains, vérifiant par le détail la fiole de manière à vérifier qu’elle n’était pas abîmée et que le composé ne risquait donc pas soudainement de voler en éclat ou de s’activer par lui même, puis, soulagé du résultat, la plaçait dans l’une des poches internes de ma veste en remerciant l’agneau. Il venait de m’épargner la perte de la moitié de mes financements de recherche et je notais mentalement de le remercier convenablement plus tard, et pas seulement par des mots.

    L’enjoignant donc à nous suivre, je refermais la porte derrière lui avant de reprendre la tête du convoi, ouvrant la voie à Rabbit vers mon laboratoire, jetant occasionnellement un coup d’oeil derrière moi pour déterminer ce qu’il en était du trajet qui, bien que court, aurait pu provoquer une fatigue mentale de la jeune étudiante aux yeux bleus. Celle-ci paraissait plutôt bien s’en sortir, ou du moins ne révélait pas de signe apparent de faiblesse, ce qui laissait supposer une habitude dans l’utilisation de cette capacité ou un esprit particulièrement résistant à l’effort. En un sens, l’utilisation que faisait sa semblance de son mental était l’exact opposé du mien. Elle même devait user de son esprit comme d’un calculateur de manière à déterminer exactement la trajectoire que prendrait le corps alors que dans mon cas, l’esprit était utilisé comme réservoir où tout était placé. C’était décidé, une fois mon étude des Grimm terminée, ou du moins suffisamment avancée pour que je la mette en suspens, je me pencherais sur les Semblances, leurs origines, leur rapport à la personne. C’était l’un des nombreux domaines où l’on ignorait trop de choses, et qu’une personne de plus se penche sur le sujet ne pouvait qu’aider.

    Une fois au laboratoire, l’étudiante reposa l’armoire avant d’en détacher le tableau, le plaçant dans un coin et alors que moi-même commençait à me demander comment allais-je ranger tout cela, sous quels critères et à tout simplement sortir les produits à risques du carton pour les placer sur la paillasse la plus proche, une main se posa sur ma tête avant de la frotter, comme je l’avais déjà subi de nombreuses fois depuis l’accident. J’avais beau me répéter que ce Rabbit n’était pas vraiment en tort, n’ayant sans doute aucun moyen de savoir, je ne pouvais m’empêcher de haïr ce geste, qui non seulement me rabaissait mais me renvoyait de surcroît à mon échec, comme pour me narguer. Inconsciemment, pour la première fois depuis des mois, mon sourire se défaisait, mes lèvres se pincaient et un air de déplaisir général se faisait. D’une voix froide et sèche que j’aurais aimé ne pas avoir à employer, je l’interrompais.

    Vous pouvez m’expliquer ce que vous êtes en train de faire, Miss Cloverfield? Je vous rappelle que je suis d’une part votre enseignant et d’autre part, malgré mon apparence, votre aîné, je vous enjoins donc à retirer votre main de suite si vous ne souhaitez pas vous retrouver dans une position…. désagréable.

    Je vais être franc avec vous, Rabbit. Je n’aime pas être dur envers les élèves. Ils sont jeunes, ils doivent apprendre, ils ont souvent des passions qui les rendent incompatibles avec certaines disciplines ou avec l’autorité en général, bref, ce sont des étudiants. En revanche, je ne tolère pas que l’on me manque de respect, car j’estime qu’il s’agit du minimum à appliquer entre être intelligents. Je passerais pour cette fois, vous n’aviez pas moyen de savoir que j’ai l’âge d’être votre père, mais j’apprécierais que vous ne recommenciez pas. C’est extrêmement humiliant pour moi.

    Ceci dit, je vous laisse le choix pour vos…. Deux heures et demies restantes de retenue. Soit vous restez ici et m’assistez pour la préparation d’une Dust particulière, soit je vous fais sortir de Haven et vous me faites visiter les environs. A vous de voir.

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    Rabbit Cloverfield

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rabbit Cloverfield le Lun 8 Jan - 11:17

    Le professeur faisait une diatribe acerbe du traitement que je lui faisait subir, comme une sorte de grognement d’animal mécontent, mais dénué de tout acte dangereux.
    -Ce que je suis en train de faire? Et bien, j’imagine que je vous félicitais..

    Position désagréable? Me menaçait-il de châtiments corporels? D’un duel? Etait-ce les pratiques courantes ici? Cela me donnait presque envie de continuer juste pour voir jusqu’ou il irait. Néanmoins il m’avait enjoint à quitter son cercle de confort, alors je m’éxécutait, un peu mitigée quand à sa vraie force… Tenait-il vraiment tout ses élèves avec des menaces? Celle-ci était peu convaincante mais j'avais besoin de temps pour penser et élaborer ma prochaine oeuvre, les heures de retenues n'étaient pas suffisamment libre à mon goût pour tenter une expérience de plus.

    Je riais, fort, à la remarque sur mon géniteur. Si l’on pouvais bien dire une chose de mon premier maître, c’est qu’il était très jeune d’apparence. Je n’ai jamais su son âge, et je n'étais pas persuadée que ce commentaire avait pour but de me faire rire ou d’exposer un fait pertinent concernant mon maître. C’était là le seul point commun entre eux, mon maître était bien plus puissant dans son apparence, dans sa prestance et dans la forme de lien qu’il imposait. Alors quel était le but de cette remarque? Voulait-il un lien pareil avec moi? Remplacer mon géniteur voulait signifier plusieurs choses... Savait-il au moins ce qu’il venait de dire? La remarque était dite avec un ton offensif, comme si il tentait de me faire comprendre quelque chose par la force. Voulait-il à ce point du respect qu'il en venait à menacer ma famille?

    Je regardais le petit bonhomme et commençait à ressentir de l’antipathie pour lui pendant qu’il énonçait des choix d’activités… Je devais sans doute le fusiller du regard, mon pelage se hérissait, ma queue se transformait en coton de rage. Mon intention était purement protectrice, malgré mon envie de débuter une année paisiblement et sans heurt, je ne pus m’en empêcher.
    -Personne ne prétend pouvoir surpasser le Baron Cloverfield, l’égaler ou le remplacer sans conséquence Monsieur Du Creu… Gardez vous bien de menacer ma famille, ou elle vous le rendra.

    Je le menaçais à mon tour, mais il l’avait cherché. J’était docile, une poupée d’ordinaire, passive dans ma famille, j’absorbais tout comme une éponge. Mais j’étais maintenant seule, et on menaçait mes maîtres et ma famille, c’était inacceptable. Il y avait tout ce que le professeur avait omis d’ajouter à son impression, l’intention presque palpable dans l’air qu’un meurtre est sur le point de se produire, la stature à la fois altière et menaçante, les bras légèrement écartés et avides, signe que je possédais tous les atouts qui lui manquait. J’aurais voulu lui faire comprendre son erreur tout de suite, mais ma colère m’incitait à attendre sa réaction pour décider du verdict à appliquer. J’évaluais mes chances de gagner une lutte…

    Des scalpels contre des techniques de corps à corps, plutôt mauvais point, et Pae était démantelée dans ma chambre, j’aurais sans doute à user souvent de ma semblance et de la dust pour le remporter, à moins que la sienne soit étonnante mes chances étaient plutôt haute. Il restait cette Dust verte, mais je doutais qu’elle ait déjà une utilité démontrée.

    Quel était son choix, qu’allait-il décider...
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    Agnel Blancrin

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    Re: Three grounded kids

    Message par Agnel Blancrin le Mar 9 Jan - 13:04

    L’anxiété d'Agnel venait de grimper en flèche : si ça e terminait en combat se serait catastrophique se disait-il, imaginant déjà les pires résultats de cette confrontation insensée.
    "pourquoi est-ce qu'ils se disputent ? je ... est-ce que je dois faire quelque chose ? n-non je.. je devrais peut-etre m'en aller avant que ça me retombe dessus... p-peut-être aller chercher un professeur ou.. réalisant qu'il y a avait déjà un professeur ici, et qu'avec les examens de pairing c'était surement le seul encore là. "mais .. je.. ça pourrait mal tourner pour Miss Cloverfield, et elle est en retenue à cause de moi ! s'il lui arrivait quelque chose .. ce serait encore ma faute !" La confusion ne faisant que grandir dans la tête de l'ovin, le sang noir solidifier sur son bras commença à se liquéfier.

    [trente secondes plus tard]

    Alors que la tension entre la faunus et le professeur ne faisait que grandir, un bêlement de détresse bien trop cartoonesque pour sembler réel rententi sur leur droite.
    Agnel, qui avait entrepris de ranger le laboratoire sans instruction, était en train de jongler maladroitement avec un pile de becher, un ballon de verre et une grande équerre graduée.
    "mêêê-éé-ééêêhaaAAH !!"
    perdant son équilibre encore plus, l'ovin accélère en avant avant de s'étaler lourdement à plat ventre entre les deux autres. A peine le temps de couiner que la verrerie lui retombe dessus.
    Dans un geste qui serait épique s'il n'était pas aussi ridicule, le mouton attrape à bout de bras les bechers et le ballon retombe sur son dos "Aaakh !" et roule lentement au sol, puis enfin l'équerre qui avait volé le plus haut chute pile sur sa tête, "Aïïïe !" rebondit, et s'accroche à ses cornes dorées comme à des paternes.
    "bââ-âaah..." pousse-t-il en lamentation vaincue devant le regard incrédule des deux autres, battu à plat de couture par le hasard alors qu'il voulait simplement ranger le laboratoire..
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    Rhys Du Creu

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rhys Du Creu le Mar 9 Jan - 19:19

    Le féliciter? Oui sans doute, le geste initial ne se voulait pas méchant ou réducteur, elle m’avait simplement jaugé à mon apparence infantile et avait par conséquent supposée que j’étais d’un âge où elle pourrait se permettre ce genre d’act sans grande conséquence. J’avais simplement surréagi du fait qu’elle ai touchée à ce que les gens appelaient autrefois l’écaille inversée du dragon, mon point sensible qui me faisait toujours agir de façon plus active, plus brutale, voire plus violente quand le cas se présentait. C’était une chose de plus à laquelle je devrais remédier un jour ou l’autre, mais on se remettait rarement d’un traumatisme en quelques instants.

    Son rire en revanche était désagréable, sonnant salement à mes oreilles, comme si elle me dénigrait et me pensait trop faible pour mériter une quelconque forme de respect, ce qui m’échauffait les sangs de plus en plus. Je n’étais certes pas un professeur de génie ou un scientifique émérite, mais j’avais accompli plus que ma part de travail au fil des ans, et si mon nom était majoritairement resté dans l’ombre en dehors de Vacuo, il était hors de question que l’on remette mon droit à une certaine reconnaissance en cause. Son regard laissait clairement entendre qu’elle me haïssait? Grand bien lui fasse, je ne comptais pas m’attirer la sympathie de tout un chacun tant que l’on me reconnaissait comme quelqu’un de capable. Les relations sociales étaient de toute manière bien trop compliquées à entretenir et à alimenter sans pour autant apporter quoi que ce soit de valable à la personne faisant l’effort de protéger celles-ci.

    Sa menace rompit mes pensées quelques instants. Le baron Cloverfield? Le remplacer? Ignorant de quoi elle parlait, je repassais l’échange dans ma tête, tentant de déterminer où avait elle perçu une quelconque remarque du genre, avant de déterminer que cela venait probablement du fait que j’avais mentionné un âge vraisemblablement similaire à celui du chef de famille. C’était exactement pour cela que j’estimais les relations sociales trop compliquées, le moindre mot peut être interprété de mille façons différentes par mille personnes différentes et prendre garde à chaque mot prononcé en fonction de la personne à laquelle on parlait était tout simplement trop contraignant. Au moins, sa posture parlait pour elle, ce qui facilitait la compréhension. Violence, colère, prête au combat, elle avait réellement mal pris ce que j'avais dit même s’il pointait simplement du doigt que j'avais plus de deux fois l’âge de l’étudiante.

    Pourtant, cette volonté de se battre, de défendre un honneur qui n’avait même jamais été menacé ne fit que me faire soupirer. J’imagine que c’est l’heure de prouver que je suis le plus mature d’entre nous et accepter de faire un pas en arrière, m’excuser alors que la faute vient d’elle même. Pourtant, alors que j’allais faire ainsi, un bêlement se fit entendre et, tournant la tête, je pus apercevoir l’agneau jongler hasardeusement avec deux bechers, un ballon à fond plat et une équerre, dont je me demandais un bref instant d’où elle provenait puisque je me spécialisais en alchimie, médecine et étude des Grimm. Elle devait sans doute être présente dans tout les laboratoires, qui étaient par conséquent uniformisés tant que non-occupés.

    L’ovin trébucha, parcourut tout le laboratoire maladroitement avant de s’effondrer entre Rabbit et moi-même, rattrapant de justesse les bechers et la chance sauvant miraculeusement le ballon en le faisant se rétablir sur son dos, l’équerre de toute manière inutile percutant malheureusement la tête du jeune homme avant de s’accrocher à ses cornes en un semblant de vision comique. Avant même d’avoir pu prononcer un mot, je me sentis soupirer une seconde fois, presque las de ces bêtises et de son empressement à bien faire qui finissait apparemment invariablement en tragi-comédie.

    Bon, reprenons. Si vous avez perçu une quelconque menace dans mes propos je m’en excuse miss Cloverfield, je vous signalais simplement que malgré mon apparence, j’ai actuellement l’âge de trente-huit ans, aussi ai-je mal pris votre geste. La famille Cloverfield elle même ou sa noblesse ne m’intéresse pas, je ne me suis jamais porté sur l’armement et je n’ai de toute manière pas les connaissances requises à l’heure actuelle pour diriger une entreprise, sans même parler des obligations sociales de la noblesse.

    Je vous conseille cependant de vous calmer, vous ne gagnerez rien à m’affronter, et vous perdrez à coup sûr, non pas par votre faiblesse ou vos mauvaises décisions mais par votre naissance. Vous n’êtes visiblement pas armée, pas assez folle pour user de Dust dans un laboratoire contenant de nombreux produits chimiques et de ce que j’ai vu, vous avez vraisemblablement besoin de toucher votre cible si vous souhaitez user de votre semblance. Le problème étant que me toucher causera votre défaite instantanée, sans même parler de mon statut d’enseignant qui me permettrait si cela m’amusait de dénoncer vos actes, même si ce n’est guère mon genre.

    Quant à vous Agnel, relevez-vous. Vous êtes en deuxième année, affirmez vous! C’est une étape de passée, et si vous êtes encore là c’est que vous avez ce qu’il faut pour continuer alors pourquoi s’aplatir ainsi? Le regard des autres? Ignorez le! Vous n’avez rien de bien choquant visuellement alors profitez en. J’en profite pour ajouter que puisqu’aucun de vous deux n’a répondu à ma question, j’ai décidé de vous faire faire me visiter Mistral City, je vais avoir besoin de fournisseurs de Dust en grande quantités pour mes expériences, donc si l’on peut commencer par ça, ce serait parfait.

    Et puisque j’en parlais, Agnel, vous prenez la tête.
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    Rabbit Cloverfield

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    Re: Three grounded kids

    Message par Rabbit Cloverfield le Mar 9 Jan - 20:45

    Agnel était tombé, je ne l'avais pas remarqué sur le moment, mais ses bêlements incessants interrompaient le flux de ma musique, quelque chose que je trouvait encore plus insupportable que les cris en général… Je l’avais fusillé du regard un instant, replongeant ensuite sur ma cible initiale.
    Le petit était vaincu, il s’excusait platement, énonçant des fait qui m’étaient indifférents. Il était âgé? J’ignorais qu’il y avait un âge ou une personne n’était plus capable d’accepter une récompense. Je dégonflais, sûre de ma victoire, reprenant une stature polie et digne d’être admirée, glorifiée.

    -Très bien, je tâcherais de ne plus vous féliciter en ce cas.

    Il énonçait les raisons pour lesquelles il gagnerait en attaquant encore ma famille en rabaissant mon rang. Ma naissance? Qu’avait-elle à faire la dedans? Pnesait-il que ma lignée était faible? Avait-il des informations que je ne possédait pas ou était-il ancré dans la superstition que j’étais juste une “princesse” fragile et timorée?
    Il posa ensuite les limites de sa propre semblance, menacant la mienne d’echec aussitôt que je le toucherais. Ainsi la sienne avait-elle la même condition, cela renforçait mon assurance quand à ma victoire lors d’un combat. Tout ce que j’aurais à faire pour gagner était juste de propulser Agnel dehors et de provoquer un cataclysme en me réfugiant dans ma semblance pour survivre… Mais je n’avais jamais eu vraiment l’intention de me battre, je voulais juste qu’il cesse de rabaisser mes maîtres.
    Dénoncer mes actes? Et quels actes? J’avouais être perplexe quand à cette idée… Il avait succombé à mon appel si facilement, était-ce si facile avec tout le monde, ou était-il particulièrement vulnérable…
    J’aimais cette sensation, ce pouvoir, cette emprise que j’avais sur lui, sur Agnel… Je comprenais mieu le dessin de mes maîtres maintenant. Ils m’avaient envoyé ici, plus que pour devenir chasseuse, pour apprendre à diriger efficacement et être sans faille.
    J’étais plus radieuse que jamais, le sourire au lèvres, un vrai sourire, carnassier… Je regardais le professeur dispenser ses conseils, puis intervenait juste à la fin de son plaidoyer en faveur de l’affirmation.

    -Cette méthode ne sert à rien sur lui, je peux vous l’affirmer, j’ai moi même essayer, le gronder ne fait que le rendre plus vulnérable, moins comme vous…

    J’avais annoncé ca avec le sourire, puisqu’après tout sa supérieure, je pouvais me permettre d’essayer d’élever monsieur Du Creu à ma propre condition. Pour cela je devais commencer par lui dispenser une partie de mon savoir, et pour ce qui était de la pédagogie avec Agnel, c’était à peu prêt tout.

    -Je le sais, je suis là en partie à cause de ça.

    Il nous indiqua que nous allions lui montrer la ville, mais le Manoir Cloverfield n’était pas situé à la ville de Mistral, ainsi n’avais-je aucune information concernant cette citée, mis à part les divers applications de Scroll. Du Creu nomma Agnel comme guide, ainsi n’aurais-je aucune tâche à faire.
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    Agnel Blancrin

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    Re: Three grounded kids

    Message par Agnel Blancrin le Dim 21 Jan - 17:56

    "Quant à vous Agnel, relevez-vous. Vous êtes en deuxième année, affirmez vous! C’est une étape de passée, et si vous êtes encore là c’est que vous avez ce qu’il faut pour continuer alors pourquoi s’aplatir ainsi? Le regard des autres? Ignorez le! Vous n’avez rien de bien choquant visuellement alors profitez en. J’en profite pour ajouter que puisqu’aucun de vous deux n’a répondu à ma question, j’ai décidé de vous faire faire me visiter Mistral City, je vais avoir besoin de fournisseurs de Dust en grande quantités pour mes expériences, donc si l’on peut commencer par ça, ce serait parfait.


    - "D-désolé Professeur.... " répodit-il sans émotion, penchant simplement la tête vers le bas en attendant que ces coups verbaux familiers passent comme les autres.

    "Et puisque j’en parlais, Agnel, vous prenez la tête."

    -"O-oui Monsieur, je ferai de mon mieux pour Vous gui-"
    _"Cette méthode ne sert à rien sur lui, je peux vous l’affirmer, j’ai moi même essayer, le gronder ne fait que le rendre plus vulnérable, moins comme vous…"
    Agnel se figea sur ces mots un regard d'appréhension apeuré se tournant vers la jeune femme alors qu'il devinait ses prochains mots, un pincement au cœur le brûlant de l'intérieur.
    -"Je le sais, je suis là en partie à cause de ça." Ces mots tombèrent lourdement comme une condamnation, le dédain méprisant visible sur les lèvres de jeune femme achevant de briser l'ovin, son visage tordu par la détresse de la trahison.
    Sa tension retomba, les yeux rivés au sol en tremblant il essayer de comprendre la douleur dans sa poitrine à cet instant sans pouvoir la justifier,
    sentant son coeur se briser plus encore au fond de lui.
    Pourquoi est-ce que j'ai si froid ? J'ai déjà entendu ces mots des dizaines de fois.. Pourquoi est-ce que je m'attendais à autre chose ?
    En quoi elle aurait été différente ? C'est complètement stupide, je suis pathétique de me mettre dans des états pareil alors que je savais très bien comment ça finirai.. Alors pourquoi ça me fait si mal..?!


    Hoquetant entre les deux autres, le faunus retenait difficilement des sanglots qu'il peinait à garder silencieux, son corps tremblant de manière incontrôlable alors que d'épaisses et visqueuses larmes noires coulaient de son visage jusqu'au sol, la plaie le long de son avant-bras faisant de même, si bien qu'en une trentaine de seconde une flaque, puis une marre de cet espèce de magma noirâtre, sorte de pétrole inodore et bien plus menaçant, se répandit au sol autour de lui.
    Agnel porta difficilement une main à sa poitrine en hissant de peine sentimentale, des fumerolles noires s'élevant de la substance à teinte significatrice.
    Et juste quand cela n'aurait pas pu être pire une horreur apparue dans ce laboratoire mal éclairé.
    Ce fut d'abord des pointes blanches, puis le début d'une main formant une patte massive émergeant de la flaque comme si elle etait sans fond, s'appuyant sur le carrelage comme le rebord d'une piscine. Un bras, puis une épaule et enfin une gueule terrifiante d'où luisaient deux orbes rouges comme le sang, sans âme ni pitié. Bientôt, le corps entier d'un beowolf émergea en grondant de cette substance noirâtre.
    La créature resta immobile un instant, son magma originel coulant lentement le long des arêtes osseuses de son exosquelette, puis il se redressa et poussant un rugissement sauvage levant ses pattes en l'air avant de les abattre brutalement au sol , se tournant vers le plus proches avant de bondir vers lui, toutes griffes devant.

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    Re: Three grounded kids

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